La nuit je mens

Je mens le jour aussi. Je me mens à moi-même sans tromper personne. Et je lis, cherchant la Vérité dans cet océan de vérités éphémères. Et j’écoute ces voix qui disent la leur. Moi je n’ai que des mensonges à vous servir, qui ne vous tromperont pas. Je n’ai jamais su vous mentir, ni vous cacher ce que je ne saurais voir. Je mens tout en énonçant une vérité. Je suis sur la route, bien loin derrière Kerouac dont les couac et les ouac m’ont mis des claques. Tout ce retard pris, j’en ferais rire les types de la SNCF. Pas un rail pour m’aider. A quoi bon ? Je me tape une bière qui me tape et je frappe, je touche, et on me mouche. Me reste à la bouche que ce goût… amer.Oh merde et sarcasmes ! Les Sargasses m’agacent. Pas un pet, pas un souffle, pas un son. A quoi bon ? Je brode, je frotte, j’érode et éructe. Rejoué, réchauffé, remâcher. Ecran de micro-onde au dessus du clavier. Hello, c’est chaud, deux minutes trente. Et puis tout ramolli. Une consonne, deux voyelles et le con sonne puis se fait la belle.

 Ne crains pas le Reaper. Je ris de peur de pleurer. A qui tendre cette main tremblante qui tient un coupe papier ?

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