Cher Monsieur X

On retrouve de ces choses en triant sa correspondance. Je ne sais plus de quand datent ces quelques vers.

Votre message sympathique
Empreint de regrets poétiques
Me touche profondément
Moi, le vilain garnement.
C’est que, dans ma joie de vous avoir plu
Et malade, peut-être, d’une facebookite aiguë,
Je vous ai invité d’un clic
A faire partie de ma clique.
Mais, comme je le disais, je suis un garnement
Qui bretonne, sans vergogne et sans discernement.
Oubliant que parfois l’assistance n’entend
Ni bu ni ba à mes fols égarements.
Oubliant aussi vite,
Car je suis néophyte,
Que ce réseau social, à la trompe d’éléphant,
A la notion d’amical qui trompe énormément.
Ajoutez à cela un esprit fort brouillon
Vous aurez le portrait, de ce mauvais garçon
Qui ne gère qu’à la louche ses quelques relations,
Égratigne au passage artistes et gais lurons
Tristes sires, tristes mines et autres trublions.
Voyez donc, cher Éric, je n’avais l’intention
De manquer envers vous d’autant d’attention.
Quant à vos origines, qui ne sont pas bretonnes
Je les partages aussi, même si cela vous étonne.
Un père parisien, une mère des îles
Devraient faire de moi un heureux francophile.
En Bretagne pourtant, je me suis révélé
Comme une seconde naissance et une soif d’exister.
J’en ai appris la langue et un peu de culture,
Je ne suis donc Breton, comme on dit, de beurre pur,
Mais j’en porte la marque, un petit grain… de sel
Qui démange les dents ou bien qui ensorcelle.
Vous croyez, dites-vous, n’avoir cette importance
Que donne l’antiquité tout comme les rondes danses,
Allons donc, cher Monsieur, je le répète encore,
Les relations sociales ne sont pas mon point fort.
Je comprends cependant que vous souhaitiez partir,
En mettant comme point des points de suspension,
Nous laissant le loisir de jouer à saute mouton
Et de trinquer gaiement à nos vers à venir.

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