Mordred

couverture Mordred
Mordred (et Erminig)

Il y a quelques temps, je vous avais fait part de mon ressenti après avoir rencontré Justine Niogret au château de Comper. Vous aurez bien compris le second degré, sinon vous pouvez relire le billet avec un autre œil.

J’ai abordé ce livre avec appréhension. Tout le monde sait qu’un livre ne fait pas l’autre et qu’on a beau aimé le travail d’un auteur ou d’une autrice en général, il y a toujours des exceptions à la règle. L’appréhension venait du sujet. Les légendes arthuriennes ont été exploitées maintes fois, pas toujours avec bonheur. Bien souvent, trop souvent, il s’agissait d’Arthur, de Lancelot, de Guenièvre, le trio amoureux faisant toujours recette. Maintes fois aussi on a suivi Merlin. Combien ont donné la parole à Mordred ?

C’est ce que fait Justine Niogret dans ce roman. Suite à une blessure dans un tournoi, Mordred est alité et oscille entre les songes, qui le ramènent dans son passé pour mieux le faire réfléchir sur son présent et son avenir, et la douloureuse réalité, celle de la souffrance physique, du mal qui le paralyse.

L’écriture de Justine est toujours aussi forte, aussi prenante, poétique et très crue parfois. J’y suis sensible. J’ai plongé dans son univers, j’ai écouté ce que ce personnage, meurtrier d’Arthur avait à me dire et je suis heureux de l’avoir fait. Justine nous parle de la place de chacun dans les légendes, de la force du destin, des sacrifices qu’il demande, mais surtout elle nous parle d’Amour. C’est l’amour qui permet à Mordred et Arthur de faire face à leur destin, à ces choses imposées devant lesquels aucune fuite n’est possible.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’éditeur: www.mnemos.com

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