Pouce Pouce

pigos_moutig

La dernière mode avec ma fille c’est le Pouce Pouce. Je vous avoue que je ne savais pas que ça s’appelait comme ça ou bien je l’ai su mais c’est parti aux oubliettes de ma mémoire. Donc, l’autre jour, dans un numéro d’un magazine pour enfant en breton, qui n’existe plus, du nom de Moutig, il y avait un de ces fameux Pouce Pouce. L’intérêt de ce jeu est multiple. Premièrement, il permet de travailler le découpage et le pliage. Et j’en ai fait les frais le premier puisque je ne suis pas un habitué des travaux manuels et que je ne connais pas les codes en vigueur, pour moi les pointillés c’est là où on coupe. Du coup, je lui ai fait découper à l’endroit du pliage… On apprend de ses erreurs, non ? Un peu de ruban adhésif et c’est réparé. L’autre avantage, c’est de pouvoir travailler sur le vocabulaire des couleurs et des nombres pour les plus simples ou bien, comme celui que vous voyez à droite, le vocabulaire des animaux avec une structure de phrase simple.

Ma fille était contente alors je lui ai dit qu’elle pourrait l’emmener à l’école pour jouer avec ses camarades. Apparemment ça a plu à leur enseignante parce que le soir même ils sont revenus son frère et elle avec un pouce pouce fabriqué à l’école. Ma fille avait pris un livre et écrit des questions en rapport avec l’histoire. Elle a fait des fautes mais le principal dans le jeu c’est de s’approprier la langue sans contrainte, juste pour le plaisir. Mon fils ne sachant pas écrire, il a fait les points de couleur et laissé en blanc sous les rabats. Il improvise le texte en fonction de son humeur.

Je vous laisse regarder le pouce pouce fait par ma fille. Pour les parents qui ne parlent pas la langue dans laquelle sont scolarisés leurs enfants, ça peut être un moyen de leur faire pratiquer. En breton, l’enfant pourra dire:

  • Lavar din un niver etre unan ha dek (dis-moi un nombre entre un et dix)
  • Dibab ul liv (choisis une couleur)

Il ou elle se fera sans doute une joie de vous apprendre à compter et à nommer des couleurs.

 

Aux esprits chafouins

Il y a quelques temps ((Oui, j’ai besoin de temps pour digérer les choses. Bien, en réalité ce texte traine dans les brouillons depuis un bon moment sans jamais oser en sortir. Gageons qu’il trouve encore sa place dans l’actualité.)), j’ai lu des tweets effarants, sur le communautarisme, la charte des langues régionales et minoritaires, etc. Les tenants de la culture des Lumières et des Droits de l’Homme me semblent tellement obtus, tellement communautaristes eux-mêmes au plus profond d’eux, parce que ce qui est différent, ce qui touche à leur petit confort, à leurs petites habitudes, leur faire peur.

Je n’ai pas peur des femmes voilées, je n’ai pas peur des personnes qui portent une croix visible ni des signes d’une ancienne religion. Je n’en épouse pas pour autant les convictions.

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Atelier d’écriture

Dans mon premier article, j’ai oublié de préciser que ma fille avait été scolarisée à Diwan pendant 3 ans. Depuis le début de cette année scolaire (2013), elle a rejoint le système monolingue, ce qui évidemment réduit encore plus l’exposition à la langue bretonne et complique son apprentissage. Continuer la lecture de « Atelier d’écriture »