Cet instant de…

… là, vous y auriez mis à peu près n’importe quoi non ? Pour moi, ce sera du plaisir. Le plaisir de m’être offert cet instant aujourd’hui pour forger un tweet qui ressemblait à de l’écriture, ou plutôt à un jeu d’écriture.
Une personne que je suis @LaLangelliere cite une journaliste, écrivaine et femme politique dont je ne connaissais même pas l’existence : Françoise Giroud. La citation était la suivante :

La vérité, c’est le feu. Rien ne s’y mêle qu’elle ne dévore. On ne joue pas avec le feu.

J’ai trouvé ça profond, beau, simple. Alors je me suis dit et si j’essayais d’imiter ça en parlant du mensonge. Vint l’instant. L’instant où vous savez que vous avez quelque chose à faire de cette idée et que vous serez fier du résultat, peu importe qu’il ne soit pas bon.
Ce ne fut que le plaisir simple de jouer avec les mots, de tordre mes pensées pour réussir à sortir une idée que je voulais la plus proche possible de celle de l’écrivaine. Au bout de cet instant surgit enfin ceci :

Le mensonge, c’est l’eau. Rien n’y plonge qu’elle n’engloutisse. On ne vit pas sans eau.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai éprouvé une certaine fierté en écrivant ces mots et j’en éprouve encore.
Pour nombre d’entre-vous cela peut paraître facile, vous l’auriez fait dix fois mieux, tellement mieux même, que vous n’auriez pris la peine de perdre votre temps dans un tel exercice.
Pour moi ce ne fut pas facile, parce que, parfois, j’ai honte de ce que je peux penser. Non pas que mes pensées soient d’une perversité digne de l’asile, mais j’ai honte de ce qui peut sortir de mon esprit, comme si c’était de si peu de valeur que je ferais mieux de me taire, de laisser ce silence visuel qui fait que la pensée non écrite est d’or.
Je suis une vrai mine d’or. Si vous saviez tout ce que je tais, tout ce que j’enfouie parce que, les dieux m’en soient témoins, je ne suis pas un grand penseur, pas la moitié du quart d’un philosophe. Et puisque je ne pourrai jamais marquer ce siècle, pourquoi donc l’ouvrir, m’ouvrir ?
Pourquoi tenter de partager avec les inconnus, ou non, que vous êtes, ce qui peut me traverser l’esprit ?

Je n’en sais rien.
L’envie m’est venue de le faire. Peut-être le ferai-je encore. Sûrement. A moins que vous ne préféreriez que je reste cette mine d’or cachée, enfouie sous une cité perdue au fond d’un océan ?

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