Bret*

Vous voulez une blague « bretonne » les copain.ine.s?

C’est l’histoire d’un.e Breton.ne qui rencontre une vieille connaissance. Après avoir discuté de tout et de rien, le Breton décide de faire son coming-out auprès de son ami.e.
— Je suis Bretillien.ne.
— Tu es quoi ?
— Bre-til-lien.ne
— Breutillien.ne ?
— Non, Brétillien.ne.
— Ah ! Donc ça s’écrie comme ça ne se prononce pas quoi.
— Voilà.
— Et c’est où la Bretillie ?
— En Bretagne.
— Ah bon ? Où exactement ?
— En fait, ça s’appelle l’Ille-et-Vilaine.
— Ah ouais. On disait pas un.e habitant.e d’Ille-et-Vilaine ?
— Si si, quand il fallait préciser, sinon on disait un.e Breton.ne.
— La vache ! Pas de bol.
— Oui, tu sais, c’était tellement impératif de nous trouver un gentilé pour faire comme les copains d’à côté les Finistériens, les Costarmoricains (et encore celui-là, mon correcteur orthographique le souligne en rouge), les Morbihannais, les habitants de Loire-Atlantique.
— On dit pas Ligérien.ne.s ?
— Oh malheureux, non ! Et puis dans le Larousse, on n’indique aucune appellation particulière.
— Mais qui a bien pu décider de ce gentilé ?
— Les pontes, tu sais, ça aime bien dépenser du fric pour des choses inutiles. Et après ça nous rabâche qu’il n’y a pas de sous dans les caisses. Faut dire qu’ils n’avaient pas réussi à faire passer le changement de nom du département en Haute-Bretagne il y a quelques années. Ils devaient ronger leur frein depuis un moment. Ils avaient envie de changer un truc. Il fallait que ça passe coûte que coûte. Alors on a organisé un sondage histoire de faire un peu illusion et puis on a pris la décision entre gens de bonne compagnie pour la modique somme de quelques dizaines de milliers d’euros. Tu sais, cet argent ne pouvait pas être mieux employé. Et puis le dossier a été tellement transparent…
— Ok, mais certains s’en servent de ce sobriquet euh ce gentilé ?
— Parmi ceux que je connais, non, mais tu sais, on sait faire ce qu’il faut pour matraquer ce genres de choses. Les médias c’est pratique et leur indépendance est toute relative puisqu’ils reçoivent des fonds publics.
— Tu ne vas pas me sortir la théorie du grand complot quand même ?
— Non, inutile. D’ailleurs je t’invite à lire le site http://etreounepasetrebretillien.com.
— Du coup dans tout ça, tu es vraiment bretillien.ne ?
— Tu rigoles ou quoi ? Tu crois que je répondrais « Je suis bretillien.ne » à quelqu’un qui me demande ce que je suis ? Non, je dirais comme d’habitude: « Je suis breton.ne ». Allez, kenavo dit!
— Eh mais kenavo ça veut pas dire bonjour ?
— Faut vraiment tout t’apprendre à toi.
(rires en boîtes)

Voilà. Vous allez me dire que ce texte n’était pas drôle. Ben si, autant que le sketch de Gad Elmaleh qui rêve d’une banque… En attendant, le battage médiatique pour nous imposer ce machin me gonfle sérieusement. C’est un travail sur l’identité du département ça ? Vraiment ? La Bretillie entre la Bretagne et l’Ille, Terre de contrastes située entre ses voisins des deux côtés, qui regarde la mer et embrasse la terre. Venez visiter ses habitants si étranges qui n’avaient pas de nom n’en dormaient pas la nuit.

Pokoù deoc’h les potos.

Hag evit ar vrezhonegerien e tegas soñj deoc’h eus ma fennad all:

8 réflexions sur « Bret* »

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